Partager la publication « Le niveau de radiations est extrêmement élevé dans les niveaux supérieurs de l’unité n°. 2 de Fukushima-Daiichi »
Fukushima : le robot Quince relève une dose ambiante de 0.88 Sv/h au niveau 5 du bâtiment-réacteur 1F2
Le robot Quince II a effectué hier une visite dans les étages supérieurs (3 à 5) du bâtiment-réacteur n°. 2 afin de mesurer les niveaux de radioactivité et de vérifier l’état général des installations. Même si les images recueillies (1) ne semblent pas indiquer de dégâts observables à l’intérieur du bâtiment, les niveaux de doses sont extrêmement élevés à cet étage alors qu’ils sont plus modestes au même niveau du bâtiment n°. 3, pourtant nettement plus endommagé.
La SPF2 semble en bon état…
Notez les nombreux artefacts, indice de multiples photons Gamma
Cliché pris près du mur Ouest de l’unité n°. 2, au fond le « puits » du réacteur
La surexposition correspond à l’emplacement du panneau anti-explosion
décroché visible sur le cliché ci-dessous
15 mois après l’accident, des niveaux de doses qui empêchent toute intervention humaine au niveau technique de l’unité n°. 2
Ce constat nous alerte sur le fait que si Tepco engage fréquemment des travaux au niveau du 5ème étage de l’unité n°. 3, il n’en est pas de même pour les unités n°. 1 et 2 dans lesquelles les – brèves – interventions biologiques sont toujours restreintes au niveaux inférieurs : chambre de suppression (cf. le second billet de ce jour), salle des Tips… toujours au niveau des sous-sols ou du 1er étage. Il est troublant de constater que les niveau d’irradiation Gamma soient aussi élevés en haut du confinement alors qu’ils sont bien plus faibles au même niveau de l’unité n°. 3.
L’unité n°. 2 le 23 mars ; noter la vapeur / fumée
s’échappant par le panneau anti-explosion
Le seuil d’exposition de 5 années atteint en 7 minutes
Si un travailleur humain devait intervenir dans cette zone, il recevrait en quelques minutes le maximum autorisé en 5 ans pour les travailleurs du nucléaire Japonais (100 mSv). Il est donc impossible de travailler au niveau 5 de l’unité n°. 2 ; il en est peut-être de même au niveau de l’unité n°. 1 en ce sens que les murs d’origine ayant été démolis lors de l’explosion du 12 mars 2011 ont été remplacés par une structure légère quelques mois plus tard.
Vaut-il mieux un bâtiment cassé mais sur lequel on peut intervenir qu’un bâtiment non cassé mais inapprochable ?
Un nouveau paradoxe pointe donc le bout de son nez alors que l’opérateur et les autorités Japonaises ont annoncé depuis plus de 6 mois la « reprise en main » du site : si les explosions (d’hydrogène ou autres) n’avaient pas démoli les structures extérieures de l’unité n°. 3, libérant ainsi largement la radioactivité dans l’atmosphère, sur quoi l’opérateur aurait-il pu bien « travailler » mis à part l’unité n°. 4 auquel un heureux concours de circonstances a épargné la fusion du cœur ?
Autrement dit, vaut-il mieux qu’un accident sévère se solde par une explosion d’hydrogène (n°. 3) que le contraire (n°. 2) ?
Il semble désormais évident que le confinement a fui, et fuit toujours, au niveau du « chapeau » du confinement
Au vu du relevé de dosimétrie, la théorie avancée par A. Gundersen en février 2012 semble très pertinente : le maximum de radioactivité constaté se retrouve juste à l’aplomb du chapeau du confinement qui a probablement été soulevé « en douceur » par une explosion d’hydrogène peut-être un peu moins puissante, phénomène qui a provoqué la chute du panneau anti-explosion et qui a probablement évité du même coup la ruine des murs du bâtiment n°. 2.
Noter les boulons de fixation qui auraient pu se dilater au niveau de l’unité n°. 2
Un déconfinement au niveau du containment cap ? (théorie A. Gundersen développée le 6/2/2012)
Merci à KNA pour la traduction
(2) Le débat sur l’éventualité d’un système ultime de dépressurisation du confinement reste totalement hypothétique
Sources :
Tepco, 14/6, vidéos + photos
Tepco, 13/6, document .pdf
ex-skf, 13/6, anglais
sankei shimbun, 13/6, japonais

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