Ohi3 n’a finalement atteint sa pleine capacité que plusieurs jours après la date prévue

Le réacteur n°. 3 de la centrale électronucléaire d’Ohi, dans l’Ouest du Japon, a atteint sa puissance nominale (1180 MWe)  dans la matinée de lundi, plusieurs jours après sa divergence (1) ayant eu lieu le 2 juillet et après une période de 15 mois d’arrêt à froid.

L’opérateur KEPCO (Kansai Electric) a été confronté à toute une série d’incidents et d’alarmes au cours du processus de redémarrage dont le dernier en date a été la présence d’une quantité impressionnante de méduses se concentrant au niveau des entrées / sorties d’eau alimentant les circuits secondaires de l’unité n°. 3 ; cet incident a eu lieu dimanche matin et a impacté durant plusieurs heures la montée en puissance du réacteur en perturbant le débit de la quantité colossale d’eau nécessaire à son refroidissement (2).

Jellyfish attack

L’article NHK du 9 juillet, (recopié par nécessité, les liens NHK expirant après quelques jours)

Notons en passant que les méduses sont traitées de plague (plaie ou fléau) par l’article de la NHK ; nous ferons toutefois remarquer que les méduses ne font qu’évoluer dans leur milieu naturel contrairement à la bonne eau tritiée rejetée des chaudrons nucléaires infernaux et superfétatoires ; cette eau est par ailleurs rejetée à plusieurs degrés au-dessus de sa température normale et tend donc à bouleverser l’écologie marine et à attirer les méduses. Action, réaction, le fléau est localisé au niveau de l’homme et non à celui de l’animal !

Une méduse s'amuse devant un plongeur méduséL’unité n°. 4 d’Ohi devrait quant à elle théoriquement re-diverger le 18 ou le 19 juillet pour atteindre sa production nominale (1180 MWe) vers le 25 juillet. Il est fort probable que ces estimations seront également décalées par les inévitables incidents émaillant généralement le redémarrage d’installations électronucléaires après des périodes d’arrêt à froid moyennes à longues.

Selon le Japan Times, un redémarrage « irresponsable »

D’après un éditorial très critique repéré sur le Japan Times du 6 juillet, le gouvernement et les opérateurs électriques Japonais ne semblent désormais plus crédibles dans leurs déclarations d’intention de diminution et / ou d’arrêt de la part d’électricité nucléaire au Japon.

En fait, s’il fallait une preuve de la malhonnêteté des politiques Japonais dans ce domaine, c’était bien le redémarrage d’Ohi à un moment ou il n’était absolument pas indispensable, le Japon étant parfaitement prêt à passer l’été sans problème électrique notoire. La vérité est qu’Ohi est un symbole de la poursuite de la toute-puissance du village nucléaire et des liens qui entravent les mains des politiques, au Japon comme ailleurs.

Nous nous demandons quelle pourra être la réaction des Japonais à cette situation politique lors des prochaines élections générales, élections qui ne sont peut-être pas aussi éloignées que cela.

 

(1) Divergence ou sur-criticité : démarrage de la réaction de fission nucléaire entretenue, mesurée par son coefficient de multiplication des neutrons K ; si K est égal ou supérieur à 1 alors la divergence est établie, K s’établit ensuite à 1 en fonctionnement normal (état stable dit « critique »)

(2) Estimation de 45 m3/s soit environ 4 millions de m3 par jour et par réacteur REP

Sources :

Denki Shimbun, 10/7, anglais

Fukushima is still news, 8/7, anglais

Jellyfish cause problem at Ohi plant, NHK, 9/7 (164)

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  • Roland

    Les liens du cabinet étaient soulignés, dès la prise de fonction du Premier ministre actuel. Souhaitons que la révolution des hortensias se développe, que le peuple japonais se lève et congédie le gouvernement Noda, qui reste sourd aux appels des citoyens, aux mises en garde des scientifiques, aux prières des personnalités comme l’ambassadeur Murata. Le pouvoir doit donner la priorité absolue au traitement de la piscine 4 de Fukushima, prendre les mesures indispensables pour sauver la jeune génération. L’urgence demeure !
    Les observations réalisées à Ohi, Onagawa, militent pour que le cabinet Noda s’incline devant les faots, prépare la sortie du nucléaire (et son cortège). Les carences observées, depuis la triple tragédie, renforcent notre exigence d’une gestion internationale du suivi de la catastrophe nucléaire, sous la houlette du secrétaire général de l’ONU