Partager la publication « Japon : incendie à la centrale KEPCO de Takahama »
Départ de feu à Takahama-2
Un incendie mineur a été rapporté ce jour dans l’un des bâtiments auxiliaires (îlot auxiliaire) de l’unité n°. 2 de la centrale nucléaire de Takahama. Il semble qu’une réaction chimique se soit produite lors de travaux de peinture utilisant des solvants. Il semble, d’après les premières informations, n’y avoir ni blessé ni conséquence radiologique directe liée à l’incendie.
Un réacteur arrêté est toujours dangereux
Profitons de cette information pour rappeler que la menace nucléaire représentée par une unité de production électronucléaire est quasi-permanente : même si l’unité est soi-disant en « arrêt », il reste malgré tout l’équivalent de plusieurs MW de puissance thermique à « éliminer » par réacteur (1), du fait de la désintégration très lente des nombreux produits de fission et d’activation contenus dans les assemblages de combustible.

Puissance thermique résiduelle en fonction du temps et du type de REP (source : IN2P3)
Un arrêt illusoire mais une menace persistante bien réelle
Une unité électronucléaire, même « arrêtée » depuis plusieurs semaines voire même plusieurs mois continue donc à représenter une menace potentielle sérieuse en cas d’incident grave lié à un incident de refroidissement, une perte de réseaux électriques, un nouveau séisme / tsunami, une menace terroriste etc…
1 million de de secondes (11,5 jours) après son arrêt, un réacteur nucléaire émet encore une puissance résiduelle estimée à 1 MW / tonne de combustible, soit environ 60 MW sur un REP 900 MW (IN2P3/CEA). 95% de cette puissance thermique résiduelle est causée par les produits de fission (noyaux moyens, principalement les Césiums).
Takahama fait de la résistance
Le centre de production nucléaire de Takahama est situé dans la préfecture de Fukui, sur la côte Occidentale du Japon, à environ 100 Km à l’Ouest de la ville de Nagano ; la centrale de Takahama a été l’une des dernières à stopper sa production à la fin du mois de février 2012, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi.
(1) Sans même évoquer la chaleur résiduelle dégagée par le combustible irradié placé en piscine de désactivation qui contient généralement l’équivalent de plusieurs dizaines de cœurs de réacteur
Source : jijipress, 24/10, japonais
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