Selon une étude gouvernementale, la catastrophe de Fukushima pourrait provoquer 225.000 cancers radio-induits

Loin de Fukushima, le Dr Bradford Weeks est un médecin américain peu conventionnel qui a ouvert en 1993 la clinique Weeks pour la médecine corrective et la psychiatrie sur l’île de Whidbey, dans l’État de Washington. Le Dr Weeks pense qu’une bonne hygiène de vie et une médecine préventive efficace peuvent éviter en grande partie l’apparition des maladies « modernes » comme le cancer au sujet desquelles la médecine allopathique ne sait que traiter tardivement les effets et freiner le développement sans en identifier réellement les causes primaires.

Selon une étude gouvernementale, la catastrophe de Fukushima provoquera 225.000 cancers radio-induits

225.000 nouveaux cas de cancer liés à la catastrophe de Fukushima-Daiichi ?

Le Dr. Weeks cite, sans toutefois préciser ses sources ni donner de détails (1), « certaines études gouvernementales » qui établiraient un accroissement considérable de la morbidité par cancer directement attribuable à la catastrophe de Fukushima-Daiichi.

De 0 à… 2 millions de cancers supplémentaires

La guerre de chiffres des effets sanitaires radio-induits initiée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (2) a toutes les chances de se reproduire après celle de Fukushima-Daiichi :

- 0 selon l’ORNL (3) (juillet 2012)

- Une centaine selon la fameuse étude américaine de Stanford avec une incertitude très élevée (de 15 à 1300 décès et de 25 à 2500 maladies déclarées)

- De 100 à 1000 selon l’ANS (p. 27)

- 2 millions selon l’expert indépendant Arnie Gundersen dont la moitié induiront le décès du patient

Des maladies apparaissant de 5 à plus de 50 années après les premières expositions

Une apocalypse au ralenti : voilà ce que pourrait être l’avenir du Japon. Expliquons-nous : si une exposition unique à une dose de radioactivité faible à modérée peut être relativement bien modélisée et les effets sanitaires anticipés, la situation au Japon (et en Ukraine / Biélorussie) se complique du fait que les populations non-évacuées sont soumises constamment à des doses d’irradiation interne (par l’alimentation, la respiration) qui présentent un fort effet d’accumulation dans l’organisme au fil des mois et des années.

Tableau 1 : Après environ 3 mois, une ingestion unique de 1000 Bq de Cs-137 devient moins radio-toxique pour l’organisme qu’une contamination interne équivalent à 10 Bq / jour, soit 900 Bq de Cs-137 incorporés (ICRP, 2011)

 

Ne pas avoir évacué largement les populations n’a en fait simplifié le problème que pour une courte période

Les autorités Japonaises ont choisi l’option d’un zonage minimal, plus restreint comparativement à celui de Tchernobyl. Si l’on ajoute à cette constatation que la densité de population relativement élevée dans toute la zone côtière située à l’Est du Japon (200 habitants / km2 soit 2.5 fois plus qu’en Ukraine et 4 fois plus qu’en Biélorussie), on peut raisonnablement estimer qu’a contamination relativement égale (4) les effets sanitaires de la catastrophe de Fukushima-Daiichi ne pourront à priori qu’être supérieurs à ceux constatés en Ukraine et en Biélorussie.

L’idée de repousser les échéances est inhérente aux élites politiques : si tout va bien, elles s’auto-tresseront des lauriers et si tout va mal, avec un peu de chance, la gestion de la situation sanitaire future incombera aux adversaires politiques et, de toute façon, le temps aura dilué les responsabilités comme l’océan et l’atmosphère « diluent » la radioactivité ‘(5).


(1) L’origine est probablement un rapport secret d’une agence gouvernementale des USA.

(2) Mortalité radio-induite par Tchernobyl : 10.000 décès (ONU/OMS), 40.000 (URSS, 1986), 125.000 (Belbéoch), 500.000 (Gofman, Berkeley) à 1 million (Yablokov, Nesterenko) ; morbidité : chiffres sensiblement équivalents (2 maladies radio-induites = 1 décès radio-induit)

(3) Oak Ridge National Laboratory : l’un des « laboratoires » américains consacrés au nucléaire civil et militaire

(4) Un peu moins de noyaux moyens, noyaux lourds équivalents, beaucoup plus de noyaux légers dispersés et un territoire de dispersion 2/3 océan 1/3 terrestre

(5) Raisonnement étroitement lié à une notion de « seuil » extrêmement controversée : si 1 million de particules radioactives contaminent 1000 individus, les effets sanitaires seront relativement identiques à celles induites si elles avaient affecté uniquement 100 individus (hypothèse de la relation linéaire sans seuil et d’une dispersion homogène dans zone de densité de population homogène)


Source : enenews, 13/10/12

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  • Roland

    Le débat sera clarifié quand toutes les cartes seront mises sur la table. Nous demandons un suivi sanitaire fin, vigoureux et rigoureux. Nous souhaitons la mise en oeuvre d’un programme spécifique pour la jeune génération, particulièrement touchée. Nous réclamons, une fois encore, l’abandon de toutes les pratiques sur-contaminantes (alimentation, activités imposées ou programmes ludiques).
    Les professionnels de santé se penchent-ils sur les conséquences de la dissémination et de l’incinération des déchets radioactifs ? Les « trous » du suivi des « liquidateurs » seront-ils bouchés ? Les salariés seront-ils aidés, au fil de leur parcours dans la jungle administrative, des régimes d’assurance, pour faire reconnaître leurs droits, obtenir les indemnisations qui apporteront une aide aux familles concernées ? Nous commençons un très long parcours. Veillons à bannir le renouvellement des erreurs, des carences de l’après Hiroshima.

    • Yoann

      « Le débat sera clarifié quand toutes les cartes seront mises sur la table. »

      La situation est claire. Quoi demandé de plus.

      Ces gens ont été sciemment sacrifiés par leurs élites.

      Le seul choix qu’ils ont, est d’évacuer.

      Ils ne le peuvent pas, dit on. NON, On ne veut pas. Tel le baigneur que l’on force à nager dans une plage infesté de requin pour montré qu’elle est sécurisé pour les touristes et le reste de l’industrie.

      Le système vous l’aimez. Et bien lui, il vous dévore. Ne comptez pas sur lui. Son seul but d’existence est la survie d’une élite mafieuse.

      UN gouvernement est là pour protéger les intérêts de son pays et non pas organisé un massacre silencieux au bénéfice des plus riches.

      Nos élites sont très largement coupables de cette situation. Certains,
      en temps normal, devraient être exécutés pour Haute trahison (quelques
      personnes du village nucléaire).

      (ah oui, dans un pays de pacifiste asservi, ce mot est tabou…au final
      aucune décision importante ne sera prit…jusqu’au point de non
      retour…seul les malhonnêtes sont gagnant dans ce genre de société).

      On va créer de nouveau un autre laboratoire indépendant… A QUOI CELA VA SERVIR!

      A rien!

      On ne résout pas le problème à la base.

      Avec une telle incapacité de réaction et de prise de décision. La vrai question est :

      - A qui cela va être le tour?
      - Quand est ce que le JAPON sera invivable (car c’est la direction prise)?
      - Et dans l’immédiat, quand est ce que le contrôle de la piscine N°4 sera perdu?

  • Yoann

    Le combustible de Tchernobyl est actuellement récupérable.

    Faire un sarcophage sur Fukushima, est un risque incalculable!

  • Lionel

    Au risque de devenir spécialiste du « décalé mais pas tout-à-fait », voici un texte de PMO qui devrait booster les plus sceptiques d’entre les Humains :

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=389

    Ce n’est pas qu’un message de plus, c’est un ultime avertissement, il nous reste très peu de temps pour réagir et bannir toutes formes de techniques de la croissance, toute technologie abusive ou dangereuse, renoncer à nos modes de vie du risque et du gaspillage, de l’exploitation mercantile du vivant et de la violence !
    Maintenant ou jamais…

    • trifouillax

      Merci pour ce partage Lionel, mais n’est-il pas déjà trop tard pour inverser le courant ? Les privilégiés « de souche » ne lâcheront jamais un centimètre de terrain rien et les BRICS, Asie en tête, marchent déjà sur leurs traces (l’exemple du nucléaire est édifiant) ; quel angle d’attaque, quel discours tenir face à cette mafia politico-économico-scientifique qui a tout gangréné en prétendant qu’elle pouvait accroître indéfiniment les richesses individuelles tout en préservant la principale richesse collective : la nature ?

      • Yoann

        La nature, il ne faut pas compter dessus.
        Par contre mettre un nom sur chaque personnalité membre du village nucléaire serait un grand pas en avant.
        Pour éviter un nouvel accident ou bien le gérer, il faut connaître les intervenants qui bloqueront le processus dans le seul but de protection d’un système à domination pro-nucléaire dont est tiré un profit.
        - Des ingénieurs de l’école des Mines,
        - Des responsables hauts gradés de l’armée
        - Des industriels (probablement membre des conseils d’administration de grosse entreprise).
        - Des hauts fonctionnaires de l’Etat et scientifiques.
        - Sans oublié le CEA (point de convergence des décisions).

        Voila les pistes de base à suivre. Ils seront obligés de se dévoiler à chaque incident/accident.

        Les politiques ont aussi leurs rôles mais suivent surtout ce qui a été décidé en coulisse. Le courage ne faisant pas vraiment parti de leur trousse à outil.

  • JAnonymous

    Euh, au risque de paraitre un peu frivole, vous trouvez pas que ce docteur ressemble au type qui joue dans Fargo, mais avec 50kg en plus ? Deja dans le film je lui aurais pas achete une voiture, mais alors la, je lui confierai pas ma sante.

    Ceci dit, les gens sont tellements devenus dependants a leurs « loisirs » qui n’en sont pas – comme regarder la tele ou scotcher sur facebook/youtube/wow/etc… – qu’ils ne prennent plus la moindre minute a s’occuper ni de la planete (rien de neuf, souvenez-vous du mec a calotte et de son combat pour les generations futures…) ni meme d’eux-memes.

    Avec en chef de file leur « genie visionnaire » (ses initiales sont S.J.) qui a demontre haut la main que meme si la medecine allopathique peine face au cancer, il en va de meme pour les traitements alternatifs. En resume, comme le dit ce gars mais pour moins cher, demandez a votre grand mere qui vous dira : mieux vaut prevenir que guerir.

    Et si vous avez justement du temps de « loisir », procurez-vous donc la liste des agents cancerigenes et carcinogenes de l’oms/circ. Et essayez de vous passer de tout ce qu’il y a dedans, a commencer par les moteurs diesel (il n’y a pas que les voitures qui brulent du diesel).