TOPY ROBOT TEPCO[/caption]
Des niveaux de dose très élevés
Avant de perdre définitivement le contact après 3 heures de mission, le robot a constaté des doses de radioactivité très élevées au niveau des étages inférieurs de l'unité n°. 3 , la plus endommagée par les conséquences des séisme et tsunami du 11 mars 2011. La zone la plus irradiée correspond au niveau du Hatch (trou d'homme) situé au Nord de la passerelle surplombant le tore n°. 3. La moyenne des doses relevées est supérieure à celles mesurées au même endroit dans l'unité n°. 2, doses qui sont déjà très importantes. [caption id="attachment_1175" align="aligncenter" width="994"]
0.36 Sv/h au niveau du trou d'homme Sud-Est du tore de suppression 1F3[/caption]
Des humains portent le robot de 50 Kg et lui déverrouillent les accès
Une équipe de 6 travailleurs a dû porter le robot sur la zone d'intervention, lui ouvrir des portes - une action simple que ces petites merveilles de technologie ne savent toujours pas effectuer - ce qui a exposé chaque intervenant à une dose efficace d'un peu plus de 5mSV.
L'accès Sud-Ouest du Tore 1F3 est complétement impraticable : des traces d'explosion sont visibles
L'un des 4 escaliers permettant d'accéder de la chambre de suppression à la passerelle du tore est démoli, probablement soufflé par une explosion ; la porte d'accès a, là également, été très endommagée comme celle de la salle des Tips du 1er étage.
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Accès Sud-Ouest de la chambre de suppression[/caption]
Topy, trop large, doit faire demi-tour : le contact avec le robot est définitivement est perdu peu après
Le demi-tour au niveau du trou d'homme Sud-Est, trop exigu pour permettre le passage du robot, aura probablement été fatale à Topy dont le câble de contrôle en fibre optique n'aura probablement pas survécu à cette manuvre imprévue. [caption id="attachment_1180" align="aligncenter" width="573"]
Localisation manuvre de demi-tour et perte robot TOPY[/caption]
La double peine de la radioactivité ambiante
Le robot sera probablement abandonné sur place car, exposé à une source aussi proche et puissante, il deviendra lui-même de plus en plus radioactif au fil du temps. Sa récupération poserait par ailleurs un énorme problème éthique à Tepco car il équivaudrait à exposer des hommes pour récupérer un matériel dont on ne sait s'il pourrait être réutilisé même s'il venait finalement a être ramené en lieu sûr.Des complications énormes apparaissent au fil des missions de dosimétrie
Que ce soit dans l'unité n°. 2 ou l'unité n°. 3, d'éventuelles missions humaines semblent extrêmement compromises en raison des niveaux de dose excessifs relevés dans les étages inférieurs de ces bâtiments. Tepco voudrait rechercher puis colmater les fuites constatées au niveau des confinements (le tore fait partie du confinement) afin de tenter de repérer l'emplacement du combustible fondu, à la condition qu'il se soit arrêté avec bonne grâce au niveau du radier, ce dont nous doutons toujours autant - et même de plus en plus !Le paradoxe de la chambre de suppression
TEPCO, avec un optimisme démesuré, semble ainsi croire que le corium se situe sagement sur le plancher de la salle de suppression, qui est recouvert de plusieurs mètres d'une eau extrêmement contaminée. Afin de s'occuper du combustible, il faudrait transvaser cette eau a un autre endroit. Mais si l'on procède ainsi, le combustible fondu étant probablement encore très chaud, la radioactivité deviendra intense et le corium s'échauffera certainement un peu plus. On ne peut vider l'eau mais on ne peut observer ni travailler si cette même eau est présente. Décidément, les réponses humaines semblent de plus en plus limitées... Et l'opération "arrosage" du combustible fondu se confirme mois après mois être l'une des plus grandes erreurs de la gestion initiale de cette catastrophe hors-norme.Comment observer sous le tore depuis une passerelle située au-dessus ?
S'il fallait une dernière preuve de l'impuissance de l'opérateur, elle pourrait se retrouver dans ce dernier constat : si le combustible en fondant a bien percé - comme c'est très probable - une ou plusieurs ouvertures dans le tore de suppression, celles-ci devraient selon toute vraisemblance se trouver dans sa partie inférieure et ne pourraient être visualisées au niveau de la passerelle qui se situe dans la partie supérieure du tore, a l'opposé des pipes reliant le tore au confinement..
- Coupe du tore de suppression, la passerelle se trouve à gauche du trou d'homme
Source : Tepco, 12 juillet, anglais Lire également : Investigations sur le tore de l'unité n°. 1, gen4, 28 juin 2012

3 réactions
1 De Roland
- 19/07/2012, 12:59
2 De michel
- 19/07/2012, 16:22
3 De HP
- 19/07/2012, 19:02