Les centrales construites sur des failles sismiques pourront redémarrer dit la NISA

Faute de réglementation adoptée - dit-elle - la NISA vient de donner son feu vert à la remise en service et à l'exploitation des centrales nucléaires Japonaises situées à proximité d'une zone de faille sismique, comme les unités situées à Ohi ou à Shika.

Comme si de rien n'était

L'agence de Sécurité Nucléaire Japonaise, même si elle va très prochainement changer d'organigramme, semble décidément être incapable de se débarrasser de ses anciens démons pour contrarier, ne serait-ce qu'une fois, les intérêts du puissant bloc représenté par les électriciens Japonais.

La politique du fait accompli

Même si elle dit regretter l'installation de sites électronucléaires sur des zones sismiquement fragiles, la NISA constate que la réglementation technique actuelle ne permet pas de s'opposer à la reprise de l'exploitation desdites installations. La mise au point de nouvelles normes techniques pourrait en fait faire traîner la situation durant de longs mois.

Bouquet final ou signe du maintien du statu-quo pro-nucléaire actuel ?

La NISA devrait se voir réorganisée très prochainement (1) mais cette ultime décision n'augure de rien de bon : il semble que sous la façade d'un simple replâtrage, les hommes et les idées ne manifestent guère une quelconque évolution de leur vassalité au tout-puissant village nucléaire.

Le gouvernement de M. Noda sanctionné entretemps par une motion de censure

Comme rien n'est simple au Japon, la situation politique va par contre probablement évoluer rapidement d'ici quelques jours car le Premier Ministre M. Noda s'est vu sanctionné hier par l'adoption d'une motion de censure par la chambre haute Japonaise. M. Noda peut encore refuser de démissionner avant la fin de la session parlementaire fixée au 8 septembre prochain mais la pression exercé sur ses épaules va devenir extrêmement invalidante. Les deux principaux partis d'opposition, le PLD (2) et le Nouveau Komeito (3) ont bâti leur motion de censure autour de la critique faite à M. Noda d'être dans l'impossibilité manifeste de diriger convenablement le pays. [caption id="attachment_2261" align="aligncenter" width="623"]Le dernier exploit de la NISA - M. Noda renversé par une motion de censure M. Noda, Premier ministre sortant du Japon - d.r. AFP/Nogi[/caption]
(1) Toujours retardé, ce changement est pourtant prévu depuis le mois de janvier 2012 (2) Parti Libéral Démocrate, parti conservateur (3) Parti de la "démocratie Bouddhiste", associé au PLD depuis 1999
Sources : JapanTimesOnline, 30/8/12 Chine-informations, 29/8/12